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Rhizo’Sol relaie le festival Alimenterre

L’association a relayé le festival lors de 2 événements organisés par les bénévoles, à Charpey et Saint-Paul les Romans. Alimenterre est un évènement international sur l’alimentation durable et solidaire organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre. Autour d’une sélection de 8 films documentaires, il amène les citoyen-ne-s à s’informer et comprendre les enjeux agricoles et alimentaires en France et dans le monde, afin qu’ils participent à la co-construction de systèmes alimentaires durables et solidaires et au droit à l’alimentation.

Le champ des possibles, documentaire réalisé par Marie-France Barrier en 2017, met en avant des néo-paysan-ne-s qui souhaitent renouer avec la nature et des agriculteurs établis qui ont décidés de changer leurs pratiques. Qu’ils s’installent collectivement ou non, ils se rejoignent autour de l’idée de rompre avec les pratiques industrialisées.

IMG_3985Photo prise par Elodie Souriau

Lors des 2 soirées, Rhizo’Sol a proposé d’expérimenter des outils collaboratifs pour échanger sur les ressentis et débattre. Les bénévoles ont animé un « débat mouvant » autour de l’affirmation : « Dans le contexte actuel, économique, social, environnemental et migratoire ; manger bio est illusoire ».

Deux soirées riches en rencontres, échanges et questionnements, qui viennent renforcer notre conviction que, collectivement, nous pouvons aller vers un monde plus solidaire et respectueux de la nature et des Hommes !

A Charpey, les discussions se sont poursuivies autour du poil de l’Atelier du Hanneton (Librairie de campagne, Atelier de typographie et de poterie) et du partage de la soupe préparée grâce aux légumes offerts par la Ferme des Routes de Bésayes. Merci au collectif Grain de Sel (https://www.facebook.com/graindeselcharpennois/)  de nous avoir invités !

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Photos prises par Elodie Souriau

Projet: Nourrir le Monde un enjeu pour demain, Lycée du Valentin

Ce projet, fruit d’une collaboration durable, a été reconduit et mené dans le cadre de
l’enseignement de géographie autour de la thématique : Nourrir les Hommes, un enjeu pour demain. 26 élèves de seconde générale et technologique ont été impliqués.
Cécile Petit et Julie Infanti, sont intervenues sur le projet d’année lors de l’animation d’un
repas insolent et sur 3 séances de 2 heures entre janvier 2017 et février 2018.
Les objectifs:
• Sensibiliser les élèves à une citoyenneté mondiale critique et curieuse
• Tenter de comprendre les grands déséquilibres mondiaux, notamment alimentaires.
• Favoriser une approche participative et ludique afin de s’approprier des
connaissances et d’échanger ses ressentis.
• Favoriser la solidarité, la tolérance des jeunes afin de les aider à mieux vivre
ensemble au sein du lycée mais également à l’extérieur. Ceci à travers les thèmes mais
également en favorisant le travail de groupe, les jeux de rôle…

Premier temps fort : le « repas insolent »

Première rencontre avec l’association, ce repas a été l’occasion d’introduire les grandes
thématiques abordées ultérieurement.
Les jeunes ont vécu cette animation participative illustrant les inégalités Nord-Sud et les
interdépendances entre les divers acteurs du monde. C’est un repas au cours duquel les
convives composent eux-mêmes les décisions qui modifieront le destin du monde. Une
matinée au cours de laquelle les participant-e-s sont tour à tour impliqué-e-s, indigné-e-s,
amusé-e-s et sensibilisé-e-s !
Ce dernier à permis aux élèves de prendre conscience des inégalités à l’échelle mondiale, de s’interroger sur l’organisation actuelle des grandes instances économiques internationales (entreprises, États et institutions), de s’orienter vers des actions citoyennes pour faire reculer ces inégalités.

nlmnlm1Photos prises par Elodie Souriau

Après la répartition des élèves par continent, jeu des chaises pour vivre et visualiser l’inégale répartition de la population et des richesses à l’échelle mondiale. Ils ont ensuite dû échanger matières premières énergétiques, alimentaires… pour subvenir à leurs besoins.

nlm2nlm3nlm4Photos prises par Elodie Souriau

Appréhender les sujets abordés, pays représentés, lobbyings, enjeux lors des rencontres de l’OMC. La soirée s’est terminée autour d’un repas partagé entre les élèves et l’association. Moment convivial et d’échanges qui a été très apprécié par tou-te-s.

Les interventions de Rhizo’Sol en classe

Cette année, nous avons fait le choix d’orienter les séances du projet  autour de la construction d’alternatives. Habituellement, peu de temps est consacré à cette étape de nos animations. Cette fois ci 2 séances entières y ont été réservées.

Méthodes :

– Education participative où les élèves ont été amenés à vivre des situations réelles ou simulées et à échanger sur la base de ses ressentis et savoirs.

Séance 1 :

L’association a animé un « jeu de la ficelle », qui est un jeu interactif qui permet de représenter par une ficelle les liens, implications et impacts de nos choix de consommation. Il offre un éclairage sur les relations entre le contenu de l’assiette moyenne du Belge et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du « Sud », la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un ouvrier au Costa Rica.

A partir de la thématique de l’alimentation, le jeu révèle des liens indissociables entre les sphères économique, sociale, environnementale et politique de notre société. Il souligne également l’interdépendance entre les différentes populations de la planète face au phénomène de la globalisation.

Réalisation, par groupe de 3 d’une carte mentale représentant le système alimentaire dominant et présentation à la classe.

Séance 2 :

Photolangage sur les alternatives à notre système alimentaire dominant. Chacun-e a présenté l’image qui lui parlait le plus en expliquant pourquoi.

Présentation d’alternatives par l’association : le commerce équitable, le mouvement des Sans Terres au Brésil, le supermarché La Louve à Paris…

Réalisation d’une carte mentale version alternatives. L’objectif étant de repenser notre système alimentaire : la production, les acteurs, la consommation, les impacts socio-économiques et environnementaux.

Séance 3 :

Un travail remarquable a été réalisé par les élèves en se réappropriant l’outil du jeu de la ficelle. En effet, après avoir vécu de jeu de la ficelle et vécu une séance sur la construction d’alternatives, les élèves ont conçu eux-mêmes les cartes du jeu de la ficelle des alternatives. Un excellent moyen de se les approprier.

Exemple de cartes réalisées :

Je suis l’assiette française

Je suis l’assiette française. Voici de quels ingrédients je suis composée : un œuf biologique et local, une salade et une pomme de terre du jardin, une banane équitable et un yaourt fermier. Le contenu de cette assiette a fait moins de 30 kms en métropole, et un voyage au Costa Rica.

Je suis composée uniquement de produits de saison : pas de fraises en février ni de courgettes tout l’hiver… Je suis très équilibrée, saine, pas saturée en graisse ni en sucre et très économique. Je suis sûre que mes ingrédients ne sont pas contaminés par des intrants chimiques, que je suis respectueuse de l’environnement et permet à ceux qui ont produits les aliments qui me composent de vivre dignement de leur métier.

Je suis Diego un agriculteur Brésilien

Je m’appelle Diego et j’habite au Brésil. Malgré les réformes agraires, encore aujourd’hui, se sont les grandes exploitations agricoles en monoculture qui dominent (héritage de la colonisation). La mécanisation des années 1960-1980 entraina l’expulsion de petits agriculteurs, de salariés agricoles, comme moi, qui sont devenus « paysans sans terre ». Avec d’autres paysan-ne-s, nous avons décidé de résister, de nous organiser afin d’obtenir la propriété de la terre et des réformes agraires équitables. Nous luttons depuis des années. Plus de 25 000 sans terres sont mobilisés par le biais d’occupation de terres, de manifestations, bataille juridique. Nous, nous avons créé un potager alternatif destiné à l’auto-consommation, sans intrants chimiques où l’on pratique la polyculture/élevage afin de répondre à nos besoins alimentaires, éviter l’exode rural et la bidonvilisation. Le surplus est vendu à des prix accessibles aux plus démunis.

Ce travail précieux sera réutilisé et valorisé par Rhizo’Sol lors d’une prochaine intervention sur ce thème.

Journée lutte contre les discriminations

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Photo prise par Elodie Souriau

Pour la seconde année consécutive, nous avons été sollicités par le lycée LE VALENTIN pour participer à la demi-journée de lutte contre les discriminations le jeudi 22 mars 2018. Mais cette année l’organisation et l’animation ont été assurés avec engagement et enthousiasme par une classe de seconde, dans le cadre de l’Enseignement Moral et Civique. Un groupe de 5 filles nous a contacté pour les accompagner autour d’un projet d’animation de débat sur le sexisme auprès de jeunes de classe de première. Voici ci dessous le déroulé qu’elles ont construit avec l’accompagnement de Cécile Petit.

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Photos de Cécile Petit

Ce fut un réel plaisir de les accompagner à porter leur propre projet
et à oser créer un espace de réflexion et d’échanges pour leurs pairs autour d’un sujet aussi fort que celui du sexisme. Nous avons pu aborder des sujets important et souvent pleins de non dits liés à l’orientation sexuelle , au conditionnement sexuel, à la sexualisation des rapports, à la place de la pornographie dans leur vie, leurs complexes, l’auto-dénigrement lié aux codes sociaux et aux normes esthétiques etc …

IMG_3976Photo prise par Elodie Souriau

Terres Animées : Le terroir dans mon assiette !

 Rhizo’Sol a participé à la semaine d’animations  proposée par Valence-Romans Agglo, sur le thème de l’alimentation  : Le terroir dans mon assiette !

Durant toute la semaine du 19 au 26 Novembre 2017, une série d’animations et ateliers ont été proposées, conclus par une journée festive et familiale le Dimanche 26 novembre à Châtillon Saint Jean.

Durant cette journée, notre association a proposé plusieurs activités :

  • Un atelier  » Je fabrique mes graines » animé par Johannes, maraîcher bio et producteur de semences paysannes, bénévole actif de notre association.IMG_3811

    Photo prise par Cécile Petit

    Photo prise par Elodie Souriau

  • L’animation de l’exposition  » A table ! « , qui permet d’étudier les enjeux locaux et globaux de l’alimentation à l’heure de la mondialisation des échanges, à partir de photographies qui représentent la consommation hebdomadaire de 15 familles de tous les continents.

    Photo prise par Elodie Souriau

    Photo prise par Elodie Souriau

  • Un jeu : « Des kilomètres dans mon assiette », jeu interactif et ludique où l’on questionne l’impact de nos choix de consommation sur notre propre santé et celle de notre planète…  en cherchant des solutions à  plusieurs!

    Photo prise par Élodie Souriau

    Photo prise par Élodie Souriau

  • Le spectacle  » Saperlipopette ! » : Un voyage à travers les saisons, des histoires pour donner envie de semer, pour se régaler, et s’émerveiller… Un temps poétique pour clore la journée, par Sylvaine Conan.

 

Rhizo‘Sol et l‘Inde

En mai 2017, nous avons organisé le festival « Le Printemps Indien » où de nombreuses activités ont été proposées avec notre partenaire indien Bharati Trust. Notamment une soirée d’échanges au lycée agricole Le Valentin à Bourg lès Valence, sur le thème des conditions de vie des travailleurs agricoles et la souveraineté alimentaire en Inde.

Photo prise par Élodie Derland

Les étudiants ont été intéressés et ont beaucoup interagi. Mais 4 d‘entre eux ont été vraiment séduits par notre partenaire indien représenté par sa directrice: Kari Siddamma. Après l’avoir assailli de questions à la suite de la conférence, ils ont pensé aller découvrir cette association au Tamil Nadu. Ils se sont alors rapprochés des bénévoles de Rhizo‘Sol et nous avons ainsi relevé le défis.

 

Pendant 7 mois, nous les avons accompagné dans leur préparation au départ, dans l‘organisation du séjour et dans leur récolte de fonds ici pour contribuer à un projet de développement là bas. La préparation a été constituée de 3 journées de formation sur les relations internationales et l histoire des déséquilibres entre les pays du nord ex-colonisateurs et les pays du sud ex-colonisés, l‘évolution des théories du développement, les relations interculturelles et les chocs culturels, ainsi que les valeurs du groupe, ses forces et ses faiblesses. Ces journées ont aussi permis au groupe de s‘immerger pendant un week-end dans une ferme, tous dormant dans la meme pièce et travaillant dans les champs pendant la journée, afin de sentir comment le groupe réagirait, une fois arrivé dans le centre de formation agricole de Bharati Trust.

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

Cette préparation a porté ses fruits. Enrichissant la grande motivation du groupe, elle a permis à ce dernier de s‘ouvrir réellement à la culture locale et aux Irulas qui sont des populations hors caste partenaires de Bharati Trust. La récolte de fonds a permis l‘achat d‘éclairage public et de prises solaires pour un village irula en reconstruction qui avait été dévasté par une inondation, quelques années auparavant.

Voici les témoignages de 2 des 4 jeunes partis à 18 ans chez notre partenaire

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

NOTRE SEJOUR CHEZ BHARATHI TRUST

En arrivant à la ferme de Siddamma, ce fut une évidence pour moi que nous devions être ici. L’endroit est remarquable, tant dans la forme que dans le fond. Le Pourquoi qui survole les champs et les rizières. Je connaissais le pourquoi : Pisser au nez d’une agriculture conventionnelle qui a ravagé les terres indiennes pendant trop d’années, engendré des suicides chez des paysans qui se devaient de travailler avec des sols infertiles, de payer des dettes aux grandes industries semencières etc…
Je n’avais pas la forme : Quelques hectares entourés de montagnes, site tout en longueur sur un peu plus d’un kilomètre. Des prairies, des champs, des animaux, un foyer : La recette d’un séjour qui s’annonçait fort sympathique.

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Photo prise par Élodie Derlande

Le rythme de nos vies s’était vite installé, une Good Routine pour la faire courte : Dodo, lever 5h30, yoga, café, cuisine ou travail aux champs, manger, travail aux champs, manger, activités diverses, visites… , cuisine, manger, dodo. Largement de quoi combler toutes mes attentes (bien qu’en réalité en arrivant, je n’avais ni exigences ou attentes mais bien tout à découvrir). Le lieu, la raison, j’oublie alors le plus important : Les gens.

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Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

Bien qu’elle ne soit plus de la première jeunesse (avec tout le respect que je lui dois), Siddamma s’est faite apprécier de nous tous comme une amie. Intéressante à souhait, son dynamisme est débordant. De même pour deux de ses sœurs avec qui nous avons partagé le séjour, la cuisine, les cafés, les thés et pour les travailleurs avec qui nous avons façonné les bordures des rizières, coupé des branches, creusé des tranchées d’irrigation, gouté à des breuvages pas toujours à nos gouts… Et d’autres à qui je pense fort
mais que je ne cite pas.

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Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

La langue n’a pas été un problème majeur, contrairement à ce que j’aurais pu imaginer. J’ai compris que ce n’est pas au travers de nos mots qu’on exprime le plus de choses. Au village Irula où nous avons été 2 jours, cela s’est confirmé : Les rires, les gestes, le partage d’un « instant » particulier, m’ont fait vivre ce que je ne peux ni écrire, ni décrire. Nous avons mangé (beaucoup), dansé (beaucoup), joué, baladé en montagne et j’en passe.

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

Me voilà nostalgique… Je me ressaisis.
Je vais être honnête avec vous sur un point. En débarquant en Inde, pour mon premier voyage si loin de chez moi et portant (même très secrètement) ma grande et belle culture occidentale, je me suis prise une GROSSE CLAQUE. Car c’est un déluge de bienveillance et d’amitié qui s’est abattu sur nous, un trop plein de Good Vibes. J’ai pris, sans chercher à comprendre, tout ce qu’ils m’ont donné sans même être capable de le leur rendre à part égale. C’est du moins le ressenti que j’ai eu. Au retour en France, l’individualisme est devenu frappant.

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

Il y aurait encore tant à dire sur ce mois passé dans ces contrées lointaines. Cependant je m’arrête ici, espérant que cet aperçu vous aura donné envie d’aller y faire un tour un jour, là-bas ou ailleurs 🙂
Merci de votre lecture !
Elodie

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande

L’Inde…

Un pays d’inégalités fortes, de drames, d’une révolution verte malmenée… mais aussi de richesse culturelle, de couleurs, d’épices, de gentillesse…
C’est un très grand pays avec presque autant de langues et de cultures que d’habitants. Chaque région est différente, les paysages sont magnifiques, les gens sont merveilleux.
Dans ce pays qui essaye de s’imposer dans l’ordre mondial désordonné et inégal, face aux pays riches et puissants; certaines personnes, familles et tribus font tout pour conserver une humanité ancestrale.
Face aux “semences de mort” des géants semenciers, face à la privatisation des ressources vitales, au vol des terres, face au creusement des inégalités et à l’augmentation des préjugés; des gens se lèvent pour faire revivre ce pays et ce monde. C’est le cas de personnes comme celle qui refuse une situation sociale machiste, qui refuse de périr pour le profits d’avares occidentaux. C’est le cas de tribus comme celles qui
se battent contre un système politique de séparation du peuple.
Ces personnes, marginalisées par une société injuste ont gardé une amitié extraordinaire, une ouverture à l’autre pour partager un repas, une chanson, une danse…

Ce pays est merveilleux à découvrir; rencontrer des gens qui refusent une société meurtrière et qui construisent un autre monde, respectueux de notre Terre.
Construire un centre agroécologique où ne rentre aucun des produits tueurs de firmes multinationales, où les semences sont fertilles et ressemées; réapprendre des techniques culturales autonomes et bénéfiques pour les êtres humains et la Nature; se battre contre les politiques pour les droits sociaux des plus pauvres
et marginalisées…

C’est ce que fait Bharathi Trust, dirigée par Siddamma, pour une Vie libre sur une Terre merveilleuse.

Aurélien

Photo prise par Élodie Derlande

Photo prise par Élodie Derlande